17 septembre 2005
Psychopathe
Je marche seule dans la rue
Lorsque je t'aperçois sur le trottoir d'en face
Mon coeur s'arrête, pourvue que tu ne m'aies pas vu
Il me serait impossible de croiser ton regard de glace.
Mon pas s'accélère, je veux me faire invisible
Je me cache dans un endroit sombre où tu ne pourras pas me voir.
En silence je t'observe , tu es ma cible
Tu ne le sais pas, mais je pense à toi tous les soirs.
Je ne suis peut-être rien pour toi
Qu'une inconnue que tu croises quotidiennement
Mais en secret je pense à toi tous les soirs
Tu as fait sans le vouloir de ma vie un tourment.
Un homme s'approche de toi et t'enlace
Mon coeur me transperce la poitrine
J'ai envie de le tuer pour être à sa place
Qu'a t-il de plus que moi cet imbécile?
Dans ma haine, je m'approche de vous deux
Ma main cherche et trouve un couteau dans mon sac
Je ne peux supporter plus longtemps cette vue égoïste de deux amoureux
Alors que moi je souffre et que pour toi j'ai foutu ma vie en vrac.
Tu me vois venir, mais tu ne comprends pas ce qui va se passer,
Ton regard croise le mien, je ne peux plus bouger
Telle Médusa, tu m'as pétrifiée
Tu sembles sonder mes pensées.
La peur m'envahit, je ne sais plus quoi faire
Mais soudain je réussis à m'arracher de ton regard et d'un mouvement de folie
Je brandis mon couteau et t'égorge, quitte à aller en enfer
Car tu es l'amour de ma vie.
14 septembre 2005
L'écho de la dépression
"Tu n'es bonne à rien"
Voilà la phrase qui résonne dans ma tête
Toute la journée sans arrêt
Sans fin.
Cette voix intérieure
Qui me dit que je suis minable
Que je ne suis qu'une incapable
Et qu'il faudrait mieux que je meurs.
Car à quoi bon vivre si on ne sert à rien?
Parmi ces milliards d'individus
Je ne suis rien
Qu'une vie parmi tant d'autres inconnues.
Je vis dans les abysses de la dépression
Qui ne cessent d'accompagner mes pensées
Dont je ne peux m'échapper telle une prison
Où les parois se rapprocheraient pour m'écraser.
09 septembre 2005
poème du petit nounours
Ze suis un pitit nounours
Tout mignon et tout doux
Z'ai le ventre bien rempli
Par toutes les petites sucreries
Que z'aime manger par gourmandise
Avec mes amis.
Avec ma casquette, ze fais fureur
Ze suis toujours de bonne humeur
Et avec mon sourire angélique
Personne ne refuse à me faire des bibis.
Mouvement
Doucement et avec finesse
Le piano ouvre la mélodie
Puis vient le tour du violon mélancolique
Ses cordes tremblent de tristesse.
Le piano avec ses notes telle des pleures
Accompagne le violon dépressif
Tous deux unis dans leur malheur
Ils nous emmènent tels des fugitifs
Dans un monde n'ayant que les notes pour mots
Et les mélodies comme langage
Un monde sans maux
Où les sentiments se partagent
En fermant les yeux silencieusement
Pour n'écouter que la douceur de ce triste mouvement.






