kikit' world

08 mai 2006

Marc Bernabé : Le japonais en manga

Comme rien ne sert de mourir con, j'ai tout dernièrement acheté un livre pour apprendre les rudiments du japonais. Bien évidemment, je ne vais pas savoir parler le japonais après avoir lu les leçons du bouquin, mais du moins pouvoir réussir à déchiffrer certains signes dans les mangas. Le bouquin est en lui-même assez sympa à lire et aborde la langue japonaise de façon assez ludique à travers justement les mangas. Pour une fois, on peut se dire qu'apprendre les bases du japonais n'est pas aussi insurmontable que cela. De plus, on y a apprend aussi des choses sur la société japonaise. Bref, un livre à conseillé à tous ceux qui s'intéressent aux mangas, à la culture nipponne et voudraient se pencher un peu sur sa langue.

Voici les trois premières leçons du livre en format PDF:

  • Leçon 1: Hiragana
  • Leçon 2: Katakana
  • Leçon 3: Kanji
  • (Extrait de cette page web)

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    17 février 2006

    Le sabotage amoureux

    "Aucun journal, aucune agence de presse, aucune historiographie n'a jamais mentionné la guerre mondiale du ghetto de San Li Tun, qui dura de 1972 à 1975. C'est à la faveur de cette barbarie que j'ai compris une vérité immense : grâce à l'ennemi, ce sinistre accident qu'est la vie devient une épopée. La mienne serait grandiose : les généraux de l'armée des Alliés m'avaient nommée éclaireur. Sans l'arrivée d'Elena, je serais restée invulnérable jusqu'au bout. Je l'ai aimée dès la première seconde. Elle fut ma belle Hélène, ma guerre de Troie, mon sabotage amoureux. J'ai tout vécu pendant ces trois années : l'héroïsme, la gloire, la traîtrise, l'amour, l'indifférence, la souffrance, l'humiliation. C'était en Chine, j'avais 7 ans."

    sabotage

    Jusque là, je n'avais encore jamais lu de livres d'Amélie Nothomb (je sais, honte à moi '-'). J'ai donc réparé cette erreur en empruntant hier à la médiathèque (là où je passe ma vie en dehors du CDI où je travaille lol) le roman "Le sabotage amoureux". A vrai dire, il n'y avait pas grand choix...Sur les trois bouquins d'Amélie je n'en connaissais aucun. Alors quiche comme je suis, j'ai pris celui qui avait une plus jolie couverture '-'. Et comme par hasard, il est question dans ce roman d'une petite fille amoureuse d'une autre...On peut dire que j'ai la main chanceuse ^^. Je l'ai lu en à peine trois heures, étant donné qu'il est écrit en assez gros (ce qui soit dit en passant, est appréciable quand on fatigue vite des yeux u_u). J'ai beaucoup apprécié et j'avoue m'être pas mal reconnue à travers le personnage principal. Mais moi je m'intéressais plutôt aux filles qui avaient trois-quatre ans de plus que moi ^^. Bref, cela me donne envie de lire d'autres romans d'elle car j'apprécie beaucoup son style d'écriture qui est assez simple et savant à la fois '-'.

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    14 janvier 2006

    Auschwitz (BD de Croci)

    Hier, j'ai lu cette BD (ui, je lis au lieu de bosser et alors? è_é). Je n'aime pas trop les BD en temps général, mais j'ai bien aimé celle-ci. Sans doute pour son histoire, mais aussi par ses dessins qui sont très beaux et  font ressortir de façon glaciale les horreurs du camps....

    L'histoire: "1993, ex-Yougoslavie...
    Prisonniers, Cessia et Kazki se remémorent leur passé commun datant de la deuxième guerre mondiale. Arrêtés par les nazis, ils sont déportés au camp d'Auschwitz-Birkenau avec leur fille Ann, destiné à un atroce futur...
    Ils vont alors découvrir toute l'horreur des camps, et être les victimes, comme tant d'autres à cette époque, de tortures physiques et mentales perpétrées par leurs bourreaux nazis... "

    auschwitzcouv

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    20 novembre 2005

    Grimm : Le conte du genévrier

    cade Le conte du genévriercade

    Il y a de cela bien longtemps, au moins deux mille ans, vivait un homme riche qui avait une femme de grande beauté, honnête et pieuse ; ils s'aimaient tous les deux d'un grand amour, mais ils n'avaient pas d'enfant et ils en désiraient tellement, et la femme priait beaucoup, beaucoup, nuit et jour pour avoir un enfant ; mais elle n'arrivait pas, non, elle n'arrivait pas à en avoir.
    Devant leur maison s'ouvrait une cour où se dressait un beau genévrier, et une fois, en hiver, la femme était sous le genévrier et se pelait une pomme ; son couteau glissa et elle se coupa le doigt assez profondément pour que le sang fît quelques taches dans la neige. La femme regarda le sang devant elle, dans la neige, et soupira très fort en se disant, dans sa tristesse : « Oh ! si j'avais un enfant, si seulement j'avais un enfant vermeil comme le sang et blanc comme la neige ! » Dès qu'elle eut dit ces mots, elle se sentit soudain toute légère et toute gaie avec le sentiment que son vœu serait réalisé. Elle rentra dans la maison et un mois passa : la neige disparut ; un deuxième mois, et tout avait reverdi ; un troisième mois, et la terre se couvrit de fleurs ; un quatrième mois, et dans la forêt, les arbres étaient tout épais et leurs branches vertes s'entrecroisaient sans presque laisser de jour : les oiseaux chantaient en foule et tout le bois retentissait de leur chant, les arbres perdaient leurs fleurs qui tombaient sur le sol ; le cinquième mois passé, elle était un jour sous le genévrier et cela sentait si bon que son cœur déborda de joie et qu'elle en tomba à genoux, tant elle se sentait heureuse ; puis le sixième mois s'écoula, et les fruits se gonflèrent, gros et forts, et la femme devint toute silencieuse ; le septième mois passé, elle cueillit les baies du genévrier et les mangea toutes avec avidité, et elle devint triste et malade ; au bout du huitième mois, elle appela son mari et lui dit en pleurant : « Quand je mourrai, enterre-moi sous le genévrier. » Elle en éprouva une immense consolation, se sentit à nouveau pleine de confiance et heureuse jusqu'à la fin du neuvième mois. Alors elle mit au monde un garçon blanc comme la neige et vermeil comme le sang, et lorsqu'elle le vit, elle en fut tellement heureuse qu'elle en mourut.
    Son mari l'enterra alors sous le genévrier et la pleura tant et tant : il ne faisait que la pleurer tout le temps. Mais un jour vint qu'il commença à la pleurer moins fort et moins souvent, puis il ne la pleura plus que quelquefois de temps à autre ; puis il cessa de la pleurer tout à fait. Un peu de temps passa encore, maintenant qu'il ne la pleurait plus, et ensuite il prit une autre femme.
    De cette seconde épouse, il eut une fille ; et c'était un garçon qu'il avait de sa première femme : un garçon vermeil comme le sang et blanc comme la neige. La mère, chaque fois qu'elle regardait sa fille, l'aimait beaucoup, beaucoup ; mais si elle regardait le petit garçon, cela lui écorchait le cœur de le voir ; il lui semblait qu'il empêchait tout, qu'il était toujours là en travers, qu'elle l'avait dans les jambes continuellement ; et elle se demandait comment faire pour que toute la fortune revînt à sa fille, elle y réfléchissait, poussée par le Malin, et elle se prit à détester le petit garçon qu'elle n'arrêtait pas de chasser d'un coin à l'autre, le frappant ici, le pinçant là, le maltraitant sans cesse, de telle sorte que le pauvre petit ne vivait plus que dans la crainte. Quand il revenait de l'école, il n'avait plus un instant de tranquillité.

    Un jour, la femme était dans la chambre du haut et la petite fille monta la rejoindre en lui disant :
    - Mère, donne-moi une pomme !
    - Oui, mon enfant ! lui dit sa mère, en lui choisissant dans le bahut la plus belle pomme qu'elle put trouver. Ce bahut, où l'on mettait les pommes, avait un couvercle épais et pesant muni d'une serrure tranchante, en fer.
    - Mère, dit la petite fille, est-ce que mon frère n'en aura pas une aussi ?
    La femme en fut agacée, mais elle répondit quand même :
    - Bien sûr, quand il rentrera de l'école.
    Mais quand elle le vit qui revenait, en regardant par la fenêtre, ce fut vraiment comme si le Malin l'avait possédée : elle reprit la pomme qu'elle avait donnée à sa fille, en lui disant : « Tu ne dois pas l'avoir avant ton frère. » Et elle la remit dans le bahut, dont elle referma le pesant couvercle.
    Et lorsque le petit garçon fut arrivé en haut, le Malin lui inspira son accueil aimable et ses paroles gentilles : « Veux-tu une pomme, mon fils ? » Mais ses regards démentaient ses paroles car elle fixait sur lui des yeux féroces, si féroces que le petit garçon lui dit :
    - Mère, tu as l'air si terrible : tu me fais peur. Oui, je voudrais bien une pomme.
    Sentant qu'il lui fallait insister, elle lui dit :
    - Viens avec moi ! et, l'amenant devant le gros bahut, elle ouvrit le pesant couvercle et lui dit : Tiens! prends toi-même la pomme que tu voudras !
    Le petit garçon se pencha pour prendre la pomme, et alors le Diable la poussa et boum ! elle rabattit le lourd couvercle avec une telle force que la tête de l'enfant fut coupée et roula au milieu des pommes rouges.
    Alors elle fut prise de terreur (mais alors seulement) et pensa : « Ah ! si je pouvais éloigner de moi ce que j'ai fait ! » Elle courut dans une autre pièce, ouvrit une commode pour y prendre un foulard blanc, puis elle revint au coffre, replaça la tête sur son cou, la serra dans le foulard pour qu'on ne puisse rien voir et assit le garçon sur une chaise, devant la porte, avec une pomme dans la main.
    La petite Marlène, sa fille, vint la retrouver dans la cuisine et lui dit, tout en tournant une cuillère dans une casserole qu'elle tenait sur le feu :
    - Oh ! mère, mon frère est assis devant la porte et il est tout blanc ; il tient une pomme dans sa main, et quand je lui ai demandé s'il voulait me la donner, il ne m'a pas répondu. J'ai peur !
    - Retournes-y, dit la mère, et s'il ne te répond pas, flanque-lui une bonne claque !
    La petite Marlène courut à la porte et demanda : « Frère, donne-moi la pomme, tu veux ? » Mais il resta muet et elle lui donna une gifle bien sentie, en y mettant toutes ses petites forces. La tête roula par terre et la fillette eut tellement peur qu'elle se mit à hurler en pleurant, et elle courut, toute terrifiée, vers sa mère :
    - Oh ! mère, j'ai arraché la tête de mon frère !
    Elle sanglotait, sanglotait à n'en plus finir, la pauvre petite Marlène. Elle en était inconsolable.
    - Marlène, ma petite fille, qu'as-tu fait ? dit la mère. Quel malheur ! Mais à présent tiens-toi tranquille et ne dis rien, que personne ne le sache, puisqu'il est trop tard pour y changer quelque chose et qu'on n'y peut rien. Nous allons le faire cuire en ragoût, à la sauce brune.
    La mère alla chercher le corps du garçonnet et le coupa en menus morceaux pour le mettre à la sauce brune et le faire cuire en ragoût. Mais la petite Marlène ne voulait pas s'éloigner et pleurait, pleurait et pleurait, et ses larmes tombaient dans la marmite, tellement qu'il ne fallut pas y mettre de sel.
    Le père rentra à la maison pour manger, se mit à table et demanda : « Où est mon fils ? » La mère vint poser sur la table une pleine marmite de ragoût à la sauce brune et petite Marlène pleurait sans pouvoir s'en empêcher. Une seconde fois, le père demanda « Mais où est donc mon fils ?
    - Oh ! dit la mère, il est allé à la campagne chez sa grand-tante ; il y restera quelques jours.
    - Mais que va-t-il faire là-bas ? demanda le père et il est parti sans seulement me dire au revoir !
    - Il avait tellement envie d'y aller, répondit la femme ; il m'a demandé s'il pouvait y rester six semaines et je le lui ai permis. Il sera bien là-bas.
    - Je me sens tout attristé, dit le père ; ce n'est pas bien qu'il soit parti sans rien me dire. Il aurait pu quand même me dire adieu ! »
    Tout en parlant de la sorte, le père s'était mis à manger ; mais il se tourna vers l'enfant qui pleurait et lui demanda :
    - Marlène, mon petit, pourquoi pleures-tu ? Ton frère va revenir bientôt. Puis il se tourna vers sa femme : « 0 femme, lui dit-il, quel bon plat tu as fait là ! Sers-m'en encore. »
    Elle le resservit, mais plus il en mangeait, et plus il en voulait.
    - Donne-m'en, donne-m'en plus, je ne veux en laisser pour personne : il me semble que tout est à moi et doit me revenir.
    Et il mangea, mangea jusqu'à ce qu'il ne restât plus rien, suçant tous les petits os, qu'il jetait à mesure sous la table. Mais la petite Marlène se leva et alla chercher dans le tiroir du bas de sa commode le plus joli foulard qu'elle avait, un beau foulard de soie, puis, quand son père eut quitté la table, elle revint ramasser tous les os et les osselets, qu'elle noua dans son foulard de soie pour les emporter dehors en pleurant à gros sanglots. Elle alla et déposa son petit fardeau dans le gazon, sous le genévrier ; et quand elle l'eut mis là, soudain son coeur se sentit tout léger et elle ne pleura plus. Le genévrier se mit à bouger, écartant ses branches et les resserrant ensemble, puis les ouvrant de nouveau et les refermant comme quelqu'un qui manifeste sa joie à grands gestes des mains. Puis il y eut soudain comme un brouillard qui descendit de l'arbre jusqu'au sol, et au milieu de ce brouillard c'était comme du feu, et de ce feu sortit un oiseau splendide qui s'envola très haut dans les airs en chantant merveilleusement. Lorsque l'oiseau eut disparu dans le ciel, le genévrier redevint comme avant, mais le foulard avec les ossements n'était plus là. La petite Marlène se sentit alors toute légère et heureuse, comme si son frère était vivant ; alors elle rentra toute joyeuse à la maison, se mit à table et mangea.
    L'oiseau qui s'était envolé si haut redescendit se poser sur la maison d'un orfèvre, et là il se mit à chanter :

    Ma mère m'a tué ;
    Mon père m'a mangé ;
    Ma sœurette Marlène
    A pris bien de la peine
    Pour recueillir mes os jetés
    Dessous la table, et les nouer
    Dans son foulard de soie
    Qu'elle a porté sous le genévrier.
    Kywitt, kywitt, bel oiseau que je suis !

    L'orfèvre était à son travail, dans son atelier, occupé à fabriquer une chaînette d'or ; mais lorsqu'il entendit l'oiseau qui chantait sur son toit, cela lui parut si beau, si beau qu'il se leva précipitamment, perdit une pantoufle sur son seuil et courut ainsi jusqu'au milieu de la rue, un pied chaussé, l'autre en chaussette, son grand tablier devant lui, tenant encore dans sa main droite ses pinces à sertir, et dans la gauche la chaînette d'or ; et le soleil brillait clair dans la rue. Alors il resta là et regarda le bel oiseau auquel il dit :
    - Oiseau, que tu sais bien chanter ! Comme c'est beau ! Chante-le-moi encore une fois, ton morceau!
    - Non, dit l'oiseau, je ne chante pas deux fois pour rien. Donne-moi la chaînette d'or, et je le chanterai encore.
    - Tiens, prends la chaînette d'or, elle est à toi, dit l'orfèvre, et maintenant chante-moi encore une fois ton beau chant.
    L'oiseau vint prendre la chaînette d'or avec sa patte droite, se mit en face de l'orfèvre et chanta :

    Ma mère m'a tué ;
    Mon père m'a mangé ;
    Ma soeurette Marlène
    A pris bien de la peine
    Pour recueillir mes os jetés
    Dessous la table, et les nouer
    Dans son foulard de soie
    Qu'elle a porté sous le genévrier.
    Kywitt, kywitt, bel oiseau que je suis !

    Et aussitôt il s'envola pour aller se poser sur le toit de la maison d'un cordonnier, où il chanta :

    Ma mère m'a tué ;
    Mon père m'a mangé ;
    Ma soeurette Marlène
    A pris bien de la peine
    Pour recueillir mes os jetés
    Dessous la table, et les nouer
    Dans son foulard de soie
    Qu'elle a porté sous le genévrier.
    Kywitt, kywitt, bel oiseau que je suis !

    Le cordonnier entendit ce chant et courut en bras de chemise devant sa porte pour regarder sur son toit, et il dut mettre la main devant ses yeux pour ne pas être aveuglé par le soleil qui brillait si fort.
    - Oiseau, lui dit-il, comme tu sais bien chanter !
    Il repassa sa porte et rentra chez lui pour appeler sa femme. « Femme, lui cria-t-il, viens voir un peu dehors : il y a un oiseau, regarde-le, cet oiseau qui sait si bien chanter ! » Il appela aussi sa fille et les autres enfants, et encore ses commis et la servante et le valet, qui vinrent tous dans la rue et regardèrent le bel oiseau qui chantait si bien et qui était si beau, avec des plumes rouges et vertes, et du jaune autour de son cou : on aurait dit de l'or pur ; et ses yeux scintillants on aurait dit qu'il avait deux étoiles dans sa tête !
    - Oiseau, dit le cordonnier, maintenant chante encore une fois ton morceau.
    - Non, dit l'oiseau, je ne chante pas deux fois pour rien ; il faut que tu me fasses un cadeau.
    - Femme, dit le cordonnier, monte au grenier : sur l'étagère la plus haute, il y a une paire de chaussures rouges ; apporte-les-moi.
    La femme monta et rapporta les chaussures.
    - Tiens, c'est pour toi, l'oiseau ! dit le cordonnier. Et maintenant chante encore une fois.
    L'oiseau descendit et prit les chaussures avec sa patte gauche, puis il se envola sur le toit où il chanta :

    Ma mère m'a tué ;
    Mon père m'a mangé ;
    Ma soeurette Marlène
    A pris bien de la peine
    Pour recueillir mes os jetés
    Dessous la table, et les nouer
    Dans son foulard de soie
    Qu'elle a porté sous le genévrier.
    Kywitt, kywitt, bel oiseau que je suis !

    Et quand il eut chanté, il s'envola, serrant la chaîne d'or dans sa patte droite et les souliers dans sa gauche, et il vola loin, loin, jusqu'à un moulin qui tournait, tac-tac, tac-tac, tac-tac, tac-tac ; et devant la porte du moulin il y avait vingt garçons meuniers qui piquaient une meule au marteau, hic-hac, hic-hac, hic-hac, pendant que tournait le moulin, tac-tac, tac-tac, tac-tac. Alors l'oiseau alla se percher dans un tilleul et commença à chanter :

    Ma mère m'a tué.

    Un premier s'arrêta et écouta :

    Mon père m'a mangé.

    Deux autres s'arrêtèrent et écoutèrent :

    Ma soeurette Marlène
    A pris bien de la peine.

    Quatre autres s'arrêtèrent à leur tour :

    Pour recueillir mes os jetés
    Dessous la table, et les nouer
    Dans son foulard de soie.

    A présent, ils n'étaient plus que huit à frapper encore :

    Qu'elle a porté

    Cinq seulement frappaient encore :

    sous le genévrier.

    Il n'en restait plus qu'un qui frappait du marteau :

    Kywitt, kywitt, bel oiseau que je suis !

    Le dernier, à son tour, s'est aussi arrêté et il a même encore entendu la fin.
    - Oiseau, dit-il, ce que tu chantes bien ! Fais-moi entendre encore une fois ce que tu as chanté, je n'ai pas entendu.
    - Non, dit l'oiseau, je ne chante pas deux fois pour rien. Donne-moi la meule et je chanterai encore une fois.
    - Tu l'aurais, bien sûr, si elle était à moi tout seul, répondit le garçon meunier.
    - S'il chante encore une fois, approuvèrent tous les autres, il est juste qu'il l'ait, et il n'a qu'à la prendre.
    L'oiseau descendit de l'arbre et les vingt garçons meuniers, avec des leviers, soulevèrent la lourde meule, ho-hop ! ho-hop ! ho-hop ! ho-hop ! Et l'oiseau passa son cou par le trou du centre, prenant la meule comme un collier avec lequel il s'envola de nouveau sur son arbre pour chanter :

    Ma mère m'a tué ;
    Mon père m'a mangé ;
    Ma soeurette Marlène
    A pris bien de la peine
    Pour recueillir mes os jetés
    Dessous la table, et les nouer
    Dans son foulard de soie
    Qu'elle a porté sous le genévrier.
    Kywitt, kywitt, bel oiseau que je suis !

    Dès qu'il eut fini, il déploya ses ailes et s'envola, et il avait la chaînette d'or dans sa serre droite, et la paire de souliers dans sa serre gauche, et la meule était autour de son cou. Et il vola ainsi loin, très loin, jusqu'à la maison de son père.
    Le père, la mère et petite Marlène sont là, assis à table. Et le père dit :
    - C'est drôle comme je me sens bien, tout rempli de lumière !
    - Oh ! pas moi, dit la mère, je me sens accablée comme s'il allait éclater un gros orage.
    Petite Marlène est sur sa chaise, qui pleure et qui pleure sans rien dire. L'oiseau donne ses derniers coups d'ailes, et quand il se pose sur le toit de la maison, le père dit :
    - Ah ! je me sens vraiment tout joyeux et le soleil est si beau : il me semble que je vais revoir une vieille connaissance.
    - Oh ! pas moi, dit la mère, je me sens oppressée et tout apeurée, j'ai les dents qui claquent, et dans mes veines on dirait qu'il y a du feu !
    Elle se sent si mal qu'elle déchire son corsage pour essayer de respirer et se donner de l'air. Et la petite Marlène, dans son coin, est là qui pleure, qui pleure, et qui se tient son tablier devant les yeux ; et elle pleure tellement qu'elle a complètement mouillé son assiette. L'oiseau est venu se percher sur le genévrier ; il se met à chanter :

    Ma mère m'a tué.

    Alors la mère se bouche les oreilles et ferme les yeux pour ne rien voir ni entendre ; mais ses oreilles bourdonnent et elle entend comme un terrible tonnerre dedans, ses yeux la brûlent et elle voit comme des éclairs dedans.

    Mon père m'a mangé.

    - Oh ! mère, dit le père, dehors il y a un splendide oiseau qui chante merveilleusement, le soleil brille et chauffe magnifiquement, on respire un parfum qui ressemble à de la cannelle.

    Ma soeurette Marlène
    A pris bien de la peine.

    La petite Marlène cache sa tête dans ses genoux et pleure de plus en plus.
    - Je sors, dit le père, il faut que je voie cet oiseau de tout près.
    - Oh non, n'y va pas ! proteste la mère. Il me semble que toute la maison tremble sur sa base et qu'elle s'effondre dans les flammes !
    L'homme alla dehors néanmoins et regarda l'oiseau.

    Pour recueillir mes os jetés
    Dessous la table, et les nouer
    Dans son foulard de soie
    Qu'elle a porté sous le genévrier.
    Kywitt, kywitt, bel oiseau que je suis !

    Aux dernières notes, l'oiseau laissa tomber adroitement la chaîne d'or qui vint juste se mettre autour du cou de l'homme, exactement comme un collier qui lui allait très bien.
    - Regardez ! dit l'homme en rentrant, voilà le cadeau que le bel oiseau m'a fait : cette magnifique chaîne d'or. Et voyez comme il est beau !
    Mais la femme, dans son angoisse, s'écroula de tout son long dans la pièce et son bonnet lui tomba de la tête. L'oiseau, de nouveau, chantait :

    Ma mère m'a tué.

    - Ah ! s'écria la femme, si je pouvais être à mille pieds sous terre pour ne pas entendre cela !

    Mon père m'a mangé.

    La femme retomba sur le dos, blanche comme une morte.

    Ma soeurette Marlène

    chantait l'oiseau, et la petite Marlène s'exclama : « Je vais sortir aussi et voir quel cadeau l'oiseau me fera!» Elle se leva et sortit.

    A pris bien de la peine
    Pour recueillir mes os jetés
    Dessous la table, et les nouer
    Dans son foulard de soie.

    Avec ces mots, l'oiseau lui lança les souliers.

    Qu'elle a porté sous le genévrier.
    Kywitt, kywitt, bel oiseau que je suis !

    La petite Marlène sentit que tout devenait lumineux et gai pour elle ; elle enfila les souliers rouges et neufs et se mit à danser et à sauter, tellement elle s'y trouvait bien, rentrant toute heureuse dans la maison.
    - Oh ! dit-elle, moi qui me sentais si triste quand je suis venue dehors, et à présent tout est si clair ! C'est vraiment un merveilleux oiseau que celui-là, et il m'a fait cadeau de souliers rouges !
    - Que non ! que non ! dit la femme en revenant à elle et en se relevant, et ses cheveux se dressaient sur sa tête comme des langues de feu. Pour moi, c'est comme si le monde entier s'anéantissait : il faut que je sorte aussi, peut-être que je me sentirai moins mal dehors !

    Mais aussitôt qu'elle eut franchi la porte, badaboum ! l'oiseau laissa tomber la meule sur sa tête et la lui mit en bouillie. Le père et petite Marlène entendirent le fracas et sortirent pour voir. Mais que virent-ils ? De cet endroit s'élevait une vapeur qui s'enflamma et brûla en montant comme un jet de flammes, et quand ce fut parti, le petit frère était là, qui les prit tous les deux par la main. Et tous trois, pleins de joie, rentrèrent dans la maison, se mirent à table et mangèrent.

    bird

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    12 novembre 2005

    La Walkyrie

    Bon, maintenant attaquons l'histoire de "La Walkyrie" (non, pas "vache qui rit" bande de quiches! '-'). J'espère être assez compréhensible en tout cas dans mes résumés è_é

    La Walkyrie (première journée):  Siegmund, à bout de force et en fuite, trouve refuge dans une maison. La femme qui y vit, Sieglinde, le désaltère et l'invite à se reposer. De suite, une profonde attirance l'un vers l'autre s'installe. Mais Sieglinde est mariée, et d'ailleurs son époux, Hunding rentre à ce moment là chez lui. Il rencontre Siegmund et de suite l'invite à rester chez lui, mais lui demande de se présenter. Siegmund lui explique alors être le fils du Loup (il ne le sait pas, mais c'est en fait le Roi des Dieux, Wotan). Il a perdu très tôt sa mère et sa soeur jumelle, puis son père. Et ayant voulu aider une jeune fille promise à un mariage forcé, il fut poursuivi et blessé par la famille de la fille. Hunding, ami de la famille, se doit alors de le convoquer en duel, mais lui accord une nuit de repos chez lui. Une fois son mari endormi, Sieglinde rejoint Siegmund qui est en proie à la détresse car il n'a aucune arme pour le duel le lendemain matin. La jeune femme lui explique alors, que dans l'arbre qui se trouve au milieu de la maison, une épée y a été plantée par un inconnu qui a promis qu'un jour un héros arriverait à la sortir. La jeune femme voit en Siegmund son libérateur. Puis tout deux se rendent compte qu'ils sont en fait jumeaux. Le jeune homme arrache l'épée de l'arbre et la baptise Notung et décide d'enlever Sieglinde. Un puissant amour est né entre eux deux.

    Wotan envoie une de ses filles, Brunnhilde (qui fait parti des huit walkyries) guider la victoire de Siegmund face à Hunding. Mais sa femme Frika, exige qu'il punisse au contraire le couple adultère et incestueux en faisant perdre Siegmund. Mais Wotan refuse. Pour lui, le jeune homme est l'être libre  qui sauvera les Dieux. Alors Frika lui rappelle alors que l'épée était destinée au jeune homme et que la Walkyrie s'en va le protéger dans son duel contre Hunding, alors comment pourrait-il être libre de ses actes? Wotan capitule et lui promet la mort de Siegmund. Brunnhilde, inquiète, vient parler à son père. Celui-ci lui raconte alors toute l'histoire sur l'Or du Rhin, Alberich, les Géants et l'Anneau... Il a l'espoir qu'un être libre puisse récupérer l'Anneau pour lui, car lui-même ne le peux pas en raison du traité qui le lie au Géant. Brunnhilde va donc à l'encontre du couple en fuite et apprend au jeune homme qu'il va devoir mourir. Mais devant un amour aussi fort qui unie les deux jeunes gens, la walkyrie cède, et décide de finalement le protéger. Hunding les retrouve et le duel commence. Brunnhilde protège Siegmund, mais Wotan arrive et brise l'épée du jeune homme. Hunding le frappe alors mortellement. La Walkyrie fuit alors avec Sieglinde qui se trouve être enceinte de Siegmund.

    Brunnhilde retrouve ses soeurs et leur explique ce qui s'est passé, qu'elle a enfreint l'ordre de Wotan. Mais elles refusent de l'aider dans sa fuite. Elle décide de sauver tout de même Sieglinde en l'envoyant en direction de la forêt où règne non loin le Géant Fafner et de lui donner les morceaux de l'épée de Siegmund. Wotan arrive furieux et assène à Brunnhilde un châtiment : elle ne sera désormais plus une walkyrie et plongera dans un sommeil profond en milieu d'un mur de flammes. Seul un héros sans peur pourra la réveiller.

    Posté par Kikita à 22:52 - Livres - Commentaires [3] - Rétroliens [0]


    L'or du Rhin

    Après avoir lu "L'or du Rhin" et "La Walkyrie", je m'attaque maintenant à la lecture de "Siegfried". Mais ce coup-ci, c'est un livre paru aux éditions Flammarion et non un numéro du magazine "l'avant scène opéra". Je sais, cela vous fait une belle jambe de le savoir, mais c'est pour dire que cet opéra est trouvable en bouquin et pour pas cher (à peine 7 euros le livre). Car à vrai dire, j'ai de grande difficulté pour le trouver en livre. Mais ceci fait que maintenant je comprends ce qui se passe dans cet opéra et que pour votre plus grand bonheur, je vais vous raconter l'histoire qui se déroule dans les deux premières parties ^^

    L'or du Rhin (prologue): L'histoire commence au fond du Rhin où trois jeunes filles doivent veiller sur l'Or du Rhin. Puis vient Alberich. C'est un nain, issu du peuple des Nibelungen et qui est attiré par les trois filles. Il tente de les séduire, mais toutes trois se moquent de lui. Alors son attention se retrouve attiré par l'Or qui brille en haut du récif. Les Filles lui expliquent qu'il suffit de forger un anneau avec l'Or pour gouverner le monde. Mais que pour cela, il faut que la personne qui veut le forger, doit renoncer à l'Amour. Alberich, persuadé qu'avec sa laideur il ne trouvera jamais l'Amour, décide donc d'y renoncer et vole l'Or.

    Pendant ce temps-là, sur le toit du monde, Wotan, le Roi des Dieux, regarde la forteresse construite par les deux frères géants Fasolt et Fafner s'achever. Mais sa femme, Frika, lui rappelle qui va falloir régler leur salaire et que l'accord portait sur sa soeur , Freia. Cette dernière est d'une très haute importance pour les dieux. En effet, elle est la seule à savoir cultiver les Pommes d'Or, fruits qui donnent une jeunesse éternelle aux dieux. Wotan anxieux, attend le retour de Loge, dieu du feu, qui lui avait conseillé de promettre cette transaction avec les Géants et au dernier moment de changer l'accord. Mais Loge tarde à venir... Les deux Géants s'apprêtent à amener de force Fria, quand enfin il apparaît. Mais il avoue à Wotan n'avoir pas trouver quoi que ce soit qui vaille le prix d'une femme. Mais il a appris le vole de l'Or du Rhin et demande àWotan de l'accompagner pour le récupérer et le rendre aux Filles du Rhin. Mais l'Or intéresse désormais les Géants et Wotan par sa source de pouvoir éternel. Loge explique qu' Alberich a déjà forgé l'Anneau et qu'il n'est donc plus nécessaire de renoncer à l'Amour pour le posséder. Il ne leur suffirait plus qu'à le lui voler pour le posséder. En écoutant cela, les Géants emportent Fria et exigent l'Or comme rançon. Wotan et Loge se voient donc dans l'obligation d'aller voler l'Anneau à Alberich.

    Arrivés au domaine souterrain d'Alberich, Wotan et Loge rencontre Mime, son frère, qui a forgé l'Anneau et un Heaume magique qui permet à quiconque qui le porte de se transformer comme on le souhaite. Alberich vient d'ailleurs tout juste de l'utiliser pour disparaître en fumée et en profiter pour frapper son frère. Mime raconte aux deux Dieux l'asservissement des Nibelungen par l'anneau d'Alberich. Quand ce dernier revient, il reconnaît de suite Wotan et Loge, mais n'a pas la moindre peur d'eux. Il leur vante la magie de son anneau mais aussi de son Heaume. Il se transforme d'ailleurs en dragon. Loge alors lui demande si il est capable de se transformer aussi en petite chose. Alors le nain décide de se transformer en crapaud. Alors les deux Dieux se jettent sur lui et le capture.

    Revenus au royaume des Dieux, Loge et Wotant rançonnent Alberich: il doit donner son trésors pour retrouver la liberté. Mais Wotant réclame aussi l'Anneau et Heaume. C'en est trop pour Alberich qui quand on lui arrache l'Anneau, lui lance une malédiction: quiconque le possédera sera voué au malheur et à la mort. Une fois libre, il s'enfuit. Les Géants reviennent avec Fria. Le trésor d'Alberich doit cacher dans sa totalité la jeune femme. Mais l'un des deux géant dit l'apercevoir encore alors que tout le trésor y a été mis. Il exige donc  le Heaume et l'Anneau. C'est avec rancœur, que Wotan le leur laisse. Les deux Géants se précipitent de suite sur l'Anneau et le premier effet de la malédiction arrive: Fafner tue son frère Fasolt pour empocher le temps et s'en va. Les Dieux se dirigent quand à eux vers leur nouvelle  forteresse, nommée Walhalla. Au loin, les Filles du Rhin se lamentent sur leur Or volé et l'hypocrisie du monde des Dieux.

    La suite à suivre...

    Posté par Kikita à 20:51 - Livres - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

    31 octobre 2005

    Alien, les livres

    Après avoir parlé très brièvement des films Alien hier, je vais maintenant parler des livres. Car fan comme je suis, j'ai en outre les dvd, mais aussi les romans basés sur le scénario des films. J'en ai en ma possession six, dont un qui n'est pas du tout extrait d'un film mais dont l'histoire se passe avec ces mêmes aliens.

    "Alien, le 8ème passager", écrit par Alan Dean Foster.

    alien1

    Alan Dean Foster a novelisé les trois premiers volets d'Alien. Dans l'ensemble, les livres sont assez fidèles aux films. "Alien, le 8ème passager" est donc la première novelisation, sortie en 1979. " Que faisaient-ils dans les parages de cette galaxie inconnue? Le cerveau de leur remorqueur spatial ne devait les réveiller de leur hibernation qu'aux approches de la Terre...Mais, d'une petite planète lugubre et mystérieuse, leur parvient soudain un appel de détresse. Le code spatial les oblige à prêter assistance. Pourquoi? Tout ce qu'ils savent, c'est qu'il s'agit d'un étranger. En recueillant ce "huitième passager", c'est la mort qui pénètre dans leur astronef. La mort sous la forme la plus monstrueuse. Alors s'engage, pour tenter de survivre, un combat terrifiant."

    "Aliens le retour", écrit par Allan Dean Foster.

    alien2

    C'est de loin mon préféré en roman. Car la relation entre Ripley et la jeune enfant y est vraiment mise en avant et on comprend vraiment mieux ce qui se passe dans la tête de l'héroïne. C'est d'ailleurs l'une des raisons pour laquelle je préfère souvent les livres extraits de films aux films eux-mêmes. Le livre nous permet de voir des choses qui ne sont pas montrables en 2h de film. La psychologie des personnages y est souvent beaucoup mieux développée. Le livre est sorti en 1986: "Sur le Nostromo, six hommes sont morts, victimes de l'alien- une créature immonde et inconnue- ramené à bord après une mission sur LV-426, astéroïde jusque là inexploré. Seule la belle et intrépide Ripley a survécu, réussissant même à précipiter le monstre dans le vide mortel de l'espace. Quand elle atteint enfin la Terre- après un demi-siècle d'animation suspendue-, tout a changé. LV-426, nommé Achéron, est devenu une colonie humaine en plein développement. Jusqu'au jour où le contact est coupé :Archéron ne répond plus. Un autre alien a-t-il surgi? Mais à lui seul, il ne peut détruire toute la colonie. Alors faut-il penser à plusieurs, à d'innombrables Aliens?"

    "Alien3", écrit par Allan Dean Foster

    alien3

    C'est la dernière novelisation d'Alien faite par Foster. C'est sans doute le volet le plus sombre d'Alien. Ripley est infestée par un alien et sait donc que son temps est compté, elle se trouve face à sa propre mort. C'est aussi la seule fois où l'on la voit avoir une relation proche avec une homme...Le livre est sorti en 1992: "Les vents hurlent un chant de mort, des carcasses de vaisseaux spatiaux rouillent dans un paysage sans couleur, des vagues noires montent à l'assaut de rochers déchiquetés...C'est là, sur ce rivage désolée, que s'écrase la capsule de Ripley et de ses quatre compagnons, de retour de l'expédition contre les Aliens. Seule Ripley survivra au crash. A son réveil, elle découvre la "terre d'accueil" sur laquelle elle a échoué: une planète minières reconvertie en pénitencier. Monde cruel, inhospitalier, où la jeune femme suscite la convoitise des repris de justice qui y sont exilés. Mais ce n'est pas le plus grave de ses problèmes ! Ripley, en effet, ignore encore qu'à bord de la capsule se trouvait un passager clandestin. L'un de ces monstres qui doivent inséminer un hôte pour se reproduire. Désormais, le compte à rebours a commencé, en attendant l'horreur, ultime..."

    "Alien: résurrection", écrit par A.C.Crispin

    alien4

    Personnellement, j'ai moins accroché que les trois précédents livres, alors que c'est mon film préféré. Mais il faudrait que je le relise car cela fait déjà un moment que je les ai lu. Une deuxième relecture permet parfois d'apprécier un livre que l'on n'a pas trop aimé la première fois. A noter tout de même, comme c'est souvent le cas d'ailleurs, que le roman est fait d'après le scénario de la version longue. Ce livre est sorti en 1997: "Résurrection? Impossible! Le dernier de Aliens n'est-il pas mort en même temps qu'Ellen Ripley dans un creuset de métal en fusion? Tel un phénix, ce monstre parfait peut-il renaître de ses cendres? Hélas, deux siècles plus tard un savant fou décide de cloner Ellen à partir de quelques cellules miraculeusement conservées. Paris réussi. Aux confins dy système solaire, l'héroïne revient à la vie, portant en elle un embryon immonde qu'on extrait de son corps. Le cauchemar recommence. Pire! Confrontée au nouveau-né qui a ses yeux, Ellen ne peut totalement repousser cette créature hybride. Lorsque tous deux se retrouvent un vaisseau en partance vers la Terre, Ellen voit venir l'apocalypse. Mais comment exterminer Alien? Et d'ailleurs le peut-elle, n'est-elle pas sa mère? Un combat contre nature dont dépend pourtant le sort de l'humanité..."

    "Alien VS. Predator" écrit par Marc Cerasini

    alien_vs_predator

    Alors heu...pour être sincère, je ne l'ai pas lu en entier. Je m'en suis très vite lassée de ces descriptions des combats entre les deux créatures toutes les 3-4 pages. Et pis un Alien sans Ripley, c'est comme une sandwich jambon-beurre sans beurre. Bref, cela n'a pas de saveur, il manque quelque chose. Le livre est sorti en 2004: " Pendant des milliers d'années, les Predators ont utilisé notre planète comme terrain d'entraînement. Dans les profondeurs de temples immémoriaux chaque génération d'humanoïdes devait y affronter des hordes d'Aliens déchaînés pour gagner leurs galons de guerriers. Aujourd'hui, ces temples ont disparu. Tous sauf un : au fin fond de l'Antarctique, le satellite du milliardaire Charles Weyland détecte une source de chaleur inhabituelle qui - aux yeux des humains naïfs - pourrait bien marquer l'emplacement de la première pyramide au monde.
    Soucieux de laisser un souvenir impérissable de son passage sur Terre, Weyland monte aussitôt une expédition scientifique. Après mûre réflexion, la jeune alpiniste Alexa Woods accepte de prendre la tête du groupe. Sa mission : éviter que son équipe hétéroclite d'archéologues et de techniciens chevronnés ne périsse de froid sous le blizzard antarctique.
    Hélas, le climat glacial est loin d'être le seul meurtrier... Tombés au milieu d'un duel impitoyable entre deux factions de monstres sanguinaires, les humains se retrouvent pris au piège..."

    "Alien, la ruche terrestre", écrit par Steve Perry

    aliensruche

    C'est le dernier que j'ai acheté et je ne l'ai pas encore lu. Ce livre par contre, est un véritable roman, car il ne découle d'aucun film. C'est donc une histoire inédite, et il me faudrait le lire pour savoir si il est bien ou non '-'. Le livre est sorti en 1995: "Pour le sergent Wilks, les Aliens, c'était de l'histoire ancienne : ils avaient tous été exterminés. Erreur ! Voilà qu'ils viennent à nouveau d'attaquer un astronef ! Mais cette fois, les militaires voient le bon côté des choses : pourquoi ne pas utiliser ces extraterrestres comme guerriers ? Reste à trouver quelques spécimens pour assurer la reproduction. Pour cela, une seule solution : lancer une expédition vers leur planète d'origine.Wilks, bien sûr, est de la partie - on ne lui a pas demandé son avis : après tout, c'est lui le spécialiste... Et vogue la galère... Car pour une galère, c'en est une ! Les responsables de l'opération, en effet, ont oublié un détail : les Aliens sont coriaces ; les Reines possèdent une intelligence aiguë ; elles savent s'adapter et peuvent construire leur ruche dans les endroits les plus incroyables. Sur la Terre, par exemple..."

    Posté par Kikita à 18:51 - Livres - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

    29 octobre 2005

    Quelques citations de Pierre Desproges

    "Il faut rire de tout. C'est extrêmement important. C'est la seule humaine façon de friser la lucidité sans tomber dedans."

    "La caractéristique vestimentaire du con consiste en un besoin irrésistible de s'habiller comme tout le monde."

    "L'intelligence, c'est comme les parachutes, quand on n'en a pas, on s'écrase"

    "Le voisin est un animal nuisible assez proche de l'homme"

    "S'il n'y avait pas la Science, combien d'entre nous pourraient profiter de leur cancer pendant plus de cinq ans ?

    "L'ennemi est bête : il croit que c'est nous l'ennemi alors que c'est lui !"

    desproges

    Posté par Kikita à 19:33 - Livres - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

    18 octobre 2005

    Les Mots à la Bouche

    En surfant sur le net, j'ai découvert ce site d'une librairie qui ne vend exclusivement que des dvd et livres gays et lesbiens. On y trouve vraiment pas mal de chose. Je sens que je vais y trouver mon bonheur u__u

    http://www.motsbouche.com/

    chain

    Posté par Kikita à 20:41 - Livres - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

    16 octobre 2005

    Les bouts de bois de Dieu - Ousmane Sembene

    Au début, je n'étais pas très emballée pour lire ce livre. Et finallement, au file de la lecture, je me suis  retrouvée totalement immergée dans cette Afrique Noire colonisée par les européens et ses travailleurs qui veulent garder leur identité. Mais il n'est malheureusement pas facile de le trouver en commerce. Moi-même j'ai peiné à le trouver et ceci est bien dommage. Car c'est intéressant de lire de la littérature qui vient tout droit d'Afrique....

    sembene

    L'histoire:"Ce roman, qui se déroule du Sénégal au Soudan (le Mali d'aujourd'hui), s'inspire de faits réels : la grève des cheminots du "Dakar-Niger"; ces ouvriers noirs qui, entre eux, s'appellent les "Bouts de bois de Dieu". Ils veulent conserver les traditions, les lois du clan, les coutumes, mais le progrés -implacable- les pousse. Au long de la ligne de chemin de fer, d'innombrables personnages se croisent et se rejoignent : les Africains qui, tant que dure la grève, ont peur, peur du long silence des machines, et, surpris par ce mouvement, les Europèens qui s'appliquent à conserver le prestige de la vieille Afrique. Mais au coeur de ces voix discordantes, de ces âmes déchirées, s'élève un amour de l'homme d'autant plus bouleversant qu'il est lucide. Respecter l'homme n'est pas chose aisée…"

    Posté par Kikita à 17:47 - Livres - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


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